Guide Employeur 2026

Contrôle URSSAF : Mutuelle & Prévoyance Collective

Redressements fréquents, points de vigilance, documents à conserver : anticipez les contrôles et sécurisez vos exonérations sociales.

Mis à jour le 7 février 2026 • Lecture : 12 min

En résumé : Lors d’un contrôle URSSAF, l’inspecteur vérifie 7 points clés de vos régimes de mutuelle et prévoyance collective : acte juridique (DUE), caractère collectif et obligatoire, dispenses justifiées, financement patronal ≥ 50%, contrat responsable, conformité CCN et portabilité. En 2026, la période contrôlable couvre du 1er janvier 2023 au jour du contrôle. Un seul manquement peut entraîner la réintégration des contributions patronales dans l’assiette des cotisations, avec des majorations de retard d’au moins 5%. Pour une entreprise de 20 salariés, un redressement peut atteindre 72 000 €. Anticipez en réalisant un audit de conformité, en conservant tous les justificatifs pendant 5 ans et en vérifiant chaque année l’adéquation de vos garanties avec votre convention collective. BL ASSUR accompagne les entreprises dans cette mise en conformité, sans aucun frais de courtage.

Enjeux et chiffres clés

Les contributions patronales aux régimes de complémentaire santé et de prévoyance bénéficient d’une exonération de cotisations sociales, sous réserve de respecter un cadre juridique strict défini aux articles L.242-1 et R.242-1-1 à R.242-1-6 du Code de la Sécurité sociale. En cas de non-conformité, l’URSSAF peut réintégrer ces sommes dans l’assiette des cotisations, avec des conséquences financières lourdes.

38%
des contrôles aboutissent à un redressement sur les régimes collectifs
3 ans
de prescription (période contrôlable)
+5%
de majoration de retard (minimum)
50%
part patronale minimale exigée

⚠️

Risque financier majeur

Un redressement porte sur l’intégralité des contributions patronales versées pendant la période contrôlée (jusqu’à 3 ans), majorées d’intérêts de retard. Pour une entreprise de 20 salariés avec 100 €/mois de contribution patronale, cela représente jusqu’à 72 000 € de cotisations + majorations. L’article L.133-4-8 du CSS prévoit toutefois une proportionnalité : le redressement peut être limité aux seuls salariés concernés par l’anomalie.

Les 7 points systématiquement contrôlés

L’inspecteur vérifie méthodiquement chaque condition d’exonération. Un seul manquement peut remettre en cause l’ensemble du dispositif pour les salariés concernés.

1

Acte juridique de mise en place

L’URSSAF vérifie l’existence et la conformité de l’acte fondateur : DUE (Décision Unilatérale de l’Employeur), accord d’entreprise ou référendum. La DUE doit être datée, signée, et mentionner toutes les informations obligatoires. Le BOSS (Bulletin officiel de la Sécurité sociale, §590) précise que l’absence des clauses obligatoires peut entraîner la nullité de la DUE.

Vérifiez : La DUE mentionne-t-elle les catégories objectives, la répartition des cotisations, les cas de dispense et les garanties minimales ?

2

Caractère collectif (catégories objectives)

Le régime doit couvrir une catégorie objective de salariés définie par l’article R.242-1-1 du CSS. Les critères admis sans justification particulière sont le statut cadre/non-cadre (article 2.1 de l’ANI prévoyance des cadres du 17 novembre 2017) ou les tranches de rémunération définies par référence au PASS.

⚠️ Erreur fréquente : Exclure les apprentis ou les temps partiels sans base légale = redressement assuré. Les apprentis doivent être couverts comme tout salarié de leur catégorie.

3

Caractère obligatoire et dispenses

L’adhésion doit être obligatoire pour tous les salariés de la catégorie. Les dispenses ne sont admises que si elles sont prévues dans l’acte juridique et correspondent aux cas limitativement listés par la réglementation (articles D.911-2, D.911-3 et D.911-4 du CSS). Chaque dispense doit être justifiée par écrit et renouvelée annuellement.

Document clé : Demande de dispense signée par le salarié + justificatif (attestation de couverture par ailleurs, CSS, CMU-C…). À renouveler chaque année.
💡

Proportionnalité du redressement (art. L.133-4-8 CSS) : le redressement est plafonné à 1,5 fois les contributions patronales des salariés sans justificatif de dispense. Il passe à 3 fois dans les autres cas de non-conformité. En cas de récidive après un premier contrôle, l’exonération peut être remise en cause pour l’ensemble des salariés.

4

Financement patronal ≥ 50%

L’employeur doit financer au minimum 50% de la cotisation pour chaque salarié (article L.911-7 du CSS). Ce taux s’apprécie globalement pour chaque catégorie et doit être vérifié y compris en cas d’options ou de surcomplémentaires. Certaines conventions collectives prévoient une prise en charge supérieure à 50%.

💡 Astuce : Pour les couvertures « famille », la prise en charge à 50% peut porter uniquement sur la cotisation « isolé » si l’acte fondateur le prévoit expressément.

5

Contrat responsable et panier de soins ANI

Le contrat doit respecter le cahier des charges des contrats responsables (article L.871-1 du CSS) : planchers et plafonds de garanties, accès au 100% Santé, prise en charge du ticket modérateur, panier de soins minimum (100% BR optique, dentaire, aides auditives). Le non-respect entraîne la perte de l’exonération de TSCA (taxe spéciale sur les conventions d’assurance).

À vérifier : Demandez l’attestation de conformité « contrat responsable » à votre assureur. Vérifiez les plafonds optiques et dentaires.

6

Conformité CCN / branche

Si votre convention collective prévoit des minima de garanties (HCR, Transport, Métallurgie, Pharmacie, etc.), vos garanties doivent être au moins égales à ces minima. Une couverture inférieure expose à un redressement. Les accords de branche évoluent régulièrement (avenants), il est indispensable de vérifier la conformité à chaque renouvellement.

⚠️ Piège : Les minima CCN évoluent régulièrement. Un contrat conforme en 2024 peut devenir non conforme en 2026 suite à un avenant. Vérifiez votre CCN →

7

Portabilité des droits

Le maintien gratuit des garanties santé et prévoyance pour les anciens salariés bénéficiant de l’assurance chômage (jusqu’à 12 mois, article L.911-8 du CSS) doit être effectif. L’inspecteur peut vérifier les certificats de travail, les notifications aux ex-salariés et les déclarations à l’assureur.

Document clé : Certificat de travail mentionnant la portabilité + courrier/e-mail de notification au salarié sortant + signalement à l’assureur.

Redressements fréquents : cas réels anonymisés

Voici les motifs de redressement les plus courants rencontrés par nos clients. Ces situations sont toutes évitables avec un accompagnement adapté.

Motif Contexte Montant Solution préventive
DUE non signée / non datée PME 15 salariés, DUE rédigée mais jamais formalisée 47 000 € Signer et dater la DUE avant toute affiliation
Dispenses sans justificatif 3 salariés dispensés oralement, aucune preuve écrite 12 500 € Formulaire de dispense signé + copie du justificatif
Exclusion des apprentis 4 apprentis non couverts par la mutuelle 8 200 € Affilier tous les apprentis (ou versement santé si éligibles)
Catégories non objectives Couverture réservée aux « anciens » (+ de 2 ans) 63 000 € Utiliser uniquement les catégories cadre/non-cadre ou tranches
Contribution patronale < 50% Employeur finançant 40% pour réduire les charges 28 000 € Respecter le minimum 50% sur le socle obligatoire
Garanties inférieures à la CCN Restaurant (CCN HCR) avec mutuelle sous les minima 22 000 € Vérifier la conformité CCN à chaque renouvellement
Portabilité non mise en œuvre Ex-salarié jamais informé de ses droits à portabilité 9 600 € Process systématique au départ de chaque salarié

💰 Comment se calcule un redressement ?

L’assiette = contributions patronales exonérées à tort sur la période contrôlée (3 ans max). S’y ajoutent : les cotisations sociales (~45% d’un salaire brut en charges), les majorations de retard (5% minimum, 10% en cas de mauvaise foi) et éventuellement des pénalités. En résumé, 1 € d’exonération indue coûte environ 1,50 € après redressement.

Plafonds d’exonération 2026

Les contributions patronales de prévoyance et complémentaire santé sont exonérées de cotisations sociales dans la limite de plafonds revalorisés chaque année en fonction du PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale).

📊

PASS 2026 : 48 060 € (PMSS : 4 005 €/mois)

Arrêté du 22 décembre 2025, publié au JO le 23 décembre 2025. Hausse de 2% par rapport à 2025 (47 100 €).

Prévoyance complémentaire + complémentaire santé (frais de santé)

L’exonération de cotisations sociales s’applique dans la limite du plus petit des deux montants suivants :

Formule Calcul 2026 Montant
6% du PASS + 1,5% du salaire brut annuel 48 060 × 6% + salaire brut × 1,5% 2 883,60 € + 1,5% du brut
Plafond absolu : 12% du PASS 48 060 × 12% 5 767,20 €

Exemple de calcul pour un salarié à 30 000 €/an

📝

Étape 1 : 6% PASS = 48 060 × 6% = 2 883,60 €
Étape 2 : + 1,5% du brut = 30 000 × 1,5% = 450 €
Total : 2 883,60 + 450 = 3 333,60 €
Étape 3 : Vérifier que ce total ≤ 12% PASS = 5 767,20 € ✅
→ L’exonération est plafonnée à 3 333,60 € pour ce salarié.

Forfait social

L’employeur reste redevable du forfait social de 8% sur la contribution patronale si l’entreprise emploie plus de 11 salariés. Les entreprises de 11 salariés et moins en sont exonérées.

Documents à conserver (checklist)

Conservez ces documents pendant au moins 5 ans (3 ans de prescription + marge de sécurité). En cas de contrôle, l’absence de preuve équivaut à une non-conformité.

📋 Actes fondateurs

  • DUE signée et datée (ou accord / PV de référendum)
  • Avenants successifs à la DUE
  • Preuve de remise aux salariés (émargement ou AR)
  • Affichage obligatoire (date et lieu)

📄 Contrat & garanties

  • Contrat d’assurance collective
  • Conditions particulières et générales
  • Attestation « contrat responsable »
  • Tableau des garanties (grille CCN si applicable)
  • Avenants et renouvellements

👥 Affiliations & dispenses

  • Bulletins d’affiliation signés
  • Demandes de dispense signées
  • Justificatifs de dispense (CMU-C, CSS, autre couverture…)
  • Renouvellements annuels des dispenses
  • Registre du personnel (catégories)

💶 Cotisations & paie

  • Bulletins de paie (mention cotisation salariale/patronale)
  • Bordereaux de cotisations à l’assureur
  • Preuves de paiement
  • DSN (blocs S21.G00.15 et suivants)

🔄 Portabilité

  • Certificats de travail (mention portabilité)
  • Notifications aux anciens salariés
  • Signalements à l’assureur
  • Attestations de droits France Travail

📢 Communication

  • Notice d’information remise aux salariés
  • Émargement de remise de la notice
  • Mises à jour communiquées (avenants)
  • Preuves d’information des représentants du personnel

📥 Téléchargez notre checklist PDF

Liste complète des documents à conserver, prête à imprimer.

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Comment se préparer à un contrôle

Un contrôle URSSAF se prépare avant qu’il ne survienne. Voici les actions préventives à mettre en place dès maintenant.

📌 Dès maintenant : audit interne

Passez en revue les 7 points de contrôle listés ci-dessus. Vérifiez que votre DUE est à jour, que les dispenses sont documentées, et que les garanties respectent votre CCN. Corrigez les écarts identifiés avant tout contrôle. BL ASSUR propose cet audit sans frais.

📅 Chaque année : revue de conformité

Au 1er janvier ou à chaque renouvellement, vérifiez : évolution des minima CCN (avenants publiés), renouvellement des dispenses (CDD, CSS, CMU-C…), cohérence entre bulletins de paie et bordereaux assureur, et mise à jour du PASS (48 060 € en 2026).

👤 À chaque embauche / départ

Systématisez les process : bulletin d’affiliation signé à l’embauche, demande de dispense le cas échéant, notification de portabilité au départ. Utilisez des checklists RH standardisées pour ne rien oublier.

🗂️ Classement & archivage permanent

Centralisez tous les documents dans un dossier dédié (physique ou numérique), organisé par année et par type. En cas de contrôle, vous devez pouvoir fournir les pièces sous 48h. Conservez 5 ans minimum.

Audit de conformité offert

BL ASSUR propose un audit de vos régimes collectifs. Nous vérifions les 7 points de contrôle et vous remettons un rapport avec les actions correctives à mener. Demander un audit →

Pendant le contrôle : bonnes pratiques

Un contrôle URSSAF n’est pas une fatalité. Votre attitude et votre organisation peuvent faire la différence entre un simple rappel et un redressement lourd.

✅ Coopérez sereinement

Accueillez l’inspecteur dans de bonnes conditions, fournissez les documents dans les délais, restez factuel et courtois. L’obstruction constitue un délit.

✅ Désignez un interlocuteur unique

RH, DAF ou dirigeant : une seule personne centralise les échanges pour éviter les contradictions et maîtriser l’information communiquée.

✅ Prenez des notes

Consignez questions posées, documents demandés, observations formulées. Ces notes seront précieuses en cas de contestation ultérieure.

✅ Demandez les textes de référence

Si l’inspecteur relève une anomalie, demandez la base légale. Cela vous permettra de préparer une éventuelle contestation argumentée.

❌ Ne mentez jamais

Fournir de faux documents ou des informations erronées constitue un délit (travail dissimulé, fraude). Les conséquences sont bien plus graves qu’un simple redressement.

❌ N’improvisez pas de réponses

Si vous ne connaissez pas la réponse, dites-le et proposez de vérifier. Une mauvaise réponse spontanée peut aggraver la situation.

⏱️ Délais à connaître

Avis de passage
Envoyé au moins 15 jours avant le contrôle
Durée du contrôle
Variable selon la taille (jours à semaines)
Lettre d’observations
Envoyée dans les 3 mois après le contrôle
Réponse de l’employeur
30 jours pour répondre aux observations

🏢

TPE de moins de 11 salariés

Le contrôle peut être effectué sur pièces (à distance), depuis les bureaux de l’URSSAF. Vous devez fournir les documents demandés sans vous déplacer. Les contrôles automatisés via la DSN se développent et concernent toutes les entreprises, quelle que soit leur taille.

Contester un redressement

Un redressement n’est pas définitif. Vous disposez de voies de recours à chaque étape de la procédure. Agir rapidement et de manière argumentée augmente significativement vos chances de succès.

1

Réponse à la lettre d’observations

30 jours

Contestez point par point avec pièces justificatives. C’est le moment le plus efficace pour faire valoir vos arguments. L’inspecteur doit motiver sa réponse à vos observations.

2

Commission de Recours Amiable (CRA)

2 mois après mise en demeure

Recours gracieux devant la CRA de l’URSSAF. Gratuit et recommandé avant toute action judiciaire. La CRA dispose de 2 mois pour statuer.

3

Tribunal Judiciaire (Pôle Social)

2 mois après décision CRA

Recours contentieux si la CRA rejette votre demande ou ne répond pas dans les délais. Avocat recommandé.

4

Cour d’Appel

1 mois après jugement

En cas de rejet en première instance. Procédure plus longue et coûteuse. Représentation par avocat obligatoire.

🤝

Le médiateur de l’URSSAF

Depuis la loi ESSOC de 2018, vous pouvez saisir le médiateur de l’URSSAF après une première démarche restée sans réponse satisfaisante. Voie informelle et gratuite qui peut débloquer certaines situations avant le contentieux. Vous pouvez aussi solliciter un « droit au contrôle » pour bénéficier du doute en votre faveur. Saisine sur urssaf.fr.

Arguments de contestation fréquents

Vice de procédure

Avis de contrôle non reçu ou tardif, délai non respecté, absence de signature de l’inspecteur.

Erreur d’interprétation

Application erronée d’un texte, jurisprudence favorable non prise en compte par l’inspecteur.

Preuve tardive

Production de documents justificatifs retrouvés après le contrôle initial.

Bonne foi / Prescription

Régularisation spontanée, erreur du conseil, ou faits antérieurs à la période de 3 ans.

FAQ – Contrôle URSSAF et régimes collectifs

Quelle est la durée de prescription d’un contrôle URSSAF ?
L’URSSAF peut contrôler les 3 années civiles précédant l’année en cours, plus l’année en cours jusqu’à la date du contrôle. En 2026, la période contrôlable s’étend donc du 1er janvier 2023 au jour du contrôle. En cas de travail dissimulé, la prescription est portée à 5 ans.
Puis-je régulariser ma situation avant un contrôle ?
Oui, et c’est fortement recommandé. Une régularisation spontanée (avant tout avis de contrôle) est toujours possible. Elle permet de limiter les majorations et témoigne de votre bonne foi. Une fois l’avis de passage reçu, il est souvent trop tard pour régulariser sans conséquences.
Que risque mon expert-comptable ou mon courtier en cas d’erreur ?
L’employeur reste le seul redevable vis-à-vis de l’URSSAF. Cependant, si l’erreur est imputable à un conseil (expert-comptable, courtier), vous pouvez engager sa responsabilité civile professionnelle pour obtenir une indemnisation du préjudice subi. BL ASSUR dispose d’une RC Pro couvrant ce risque pour protéger ses clients.
Le redressement porte-t-il sur la mutuelle et la prévoyance ?
Le contrôle porte sur l’ensemble des régimes collectifs : complémentaire santé et prévoyance. Si les deux régimes présentent des anomalies, les deux peuvent être redressés. Inversement, une anomalie sur la mutuelle n’affecte pas automatiquement la prévoyance si celle-ci est conforme.
Qu’est-ce que le rescrit social et comment l’utiliser ?
Le rescrit social permet d’interroger l’URSSAF sur une situation précise avant de mettre en place un régime. La réponse de l’URSSAF vous protège pour l’avenir si vous appliquez exactement ce que vous avez décrit. C’est un outil de sécurisation juridique très efficace, surtout pour les situations complexes (catégories objectives particulières, multi-établissements).
Que se passe-t-il si je ne peux pas payer le redressement ?
Vous pouvez demander un échéancier de paiement à l’URSSAF. En cas de difficultés économiques avérées, une remise des majorations de retard peut être accordée. Le non-paiement expose à des poursuites (contraintes, saisies) et peut aggraver la situation de l’entreprise.
Les TPE sont-elles moins contrôlées ?
Les TPE font l’objet de contrôles moins fréquents en raison des moyens limités de l’URSSAF. Cependant, les contrôles « sur pièces » (à distance) se développent fortement grâce à l’analyse automatisée des DSN et concernent toutes les entreprises. De plus, une dénonciation (ex-salarié mécontent) peut déclencher un contrôle ciblé à tout moment.
Comment sont calculées les limites d’exonération en 2026 ?
Pour la prévoyance complémentaire (santé incluse), l’exonération est limitée au plus petit de : 6% du PASS + 1,5% du salaire brut annuel (soit 2 883,60 € + 1,5% du brut en 2026), ou 12% du PASS (5 767,20 € en 2026). Le PASS 2026 est fixé à 48 060 € (PMSS 4 005 €). Au-delà de ces plafonds, la contribution patronale excédentaire est réintégrée dans l’assiette des cotisations.
La contribution patronale peut-elle remplacer un élément de salaire ?
Non. La contribution patronale ne peut pas se substituer à un élément de rémunération. Si un employeur supprime une prime pour financer la mutuelle ou la prévoyance, il doit respecter un délai de 12 mois entre le dernier versement de la prime supprimée et le premier versement de la contribution. Le non-respect de ce délai entraîne la soumission à cotisations dès le 1er euro.
La couverture des ayants droit est-elle obligatoire ?
La couverture des ayants droit (conjoint, enfants) est facultative sauf si la convention collective l’impose. Si la DUE ou l’accord prévoit une adhésion obligatoire des ayants droit, l’employeur doit financer au minimum 50% de la cotisation « famille ». Certaines CCN comme la SYNTEC prévoient une participation employeur sur la couverture des enfants.
BL ASSUR facture-t-il des frais pour cet accompagnement ?
Non, 0 € de frais de courtage. Notre rémunération provient exclusivement des compagnies d’assurance partenaires. L’audit de conformité, la rédaction de DUE, la vérification CCN et le suivi annuel sont intégrés à notre accompagnement sans aucun coût supplémentaire pour l’entreprise.
Comment BL ASSUR m’aide à anticiper un contrôle ?
BL ASSUR réalise un audit complet de conformité de vos régimes santé et prévoyance : vérification de la DUE, des catégories objectives, des dispenses, de la conformité CCN, des plafonds d’exonération et de la portabilité. Nous vous remettons un rapport d’audit avec les actions correctives, et nous vous accompagnons dans leur mise en œuvre. Plus de 30 assureurs partenaires et un CE externalisé offert complètent notre accompagnement.

Sécurisez vos régimes avec BL ASSUR

Nous accompagnons les entreprises dans la mise en conformité de leurs régimes santé et prévoyance. Anticipez les contrôles URSSAF sereinement.

✓ Audit de conformité offert
✓ Rédaction DUE & avenants
✓ Conformité CCN garantie
✓ 0 € de frais de courtage
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